(...) S'il y a une circonstance de sa vie où le chien semble penser, un moment de pure introspection, c'est quand il pousse.
Là, et seulement là, l'oeil du chien atteint à l'humanité
(...)
Daniel Pennac - Aux fruits de la passion

Et bien Monsieur Pennac, malgré l'admiration sans bornes que je porte (avec mes petits bras) à vos écrits, sachez que vous avez tout faux ! Je dirai même que vous vous êtes méchamment mis le doigt dans l'oeil !
A votre décharge, je vous accorde le fait que Julius avec sa tronche toute tordue n'était peut-être pas le meilleur exemple à prendre, m'enfin quand même !
J'en veux pour preuve vivante, le chien de mes parents : Bill !
Vous (Mr Pennac et toi ami(e) lecteur) allez me dire : "Bill c'est nul comme nom pour un chien, c'est has been !"
"Tu tu tu tu" ferai-je alors avec ma bouche et de me lancer avec délice dans cette digression inutile comme toute bonne digression qui se respecte :

Mode digression ON
A l'occasion de la venue annuelle de mes parents sur Paris en 2003, j'ai eu la bonne idée d'amener mes concepteurs voir le film Kill Bill de Quentin Tarentino.
Après 5 minutes de film, 6 bras coupés et 20 litres de sang sur le sol, j'ai vu ma mère en mode "Niveaux de gris", son sang ayant quitté son corps pour mieux rejoindre l'écran. S'en ai suivi une exclamation "beurk" à chaque nouvel acte sanglant (vous imaginez sans peine ce que cela a pu donner avec le combat contre les 88 dragons à la Villa Bleue).
Bref, Kill Bill a marqué de manière particulièrement intense ma mère.
Là dessus, arrive en ville le nouveau chien de la famille qui n'a pas de nom (The dog with no name)...
Il s'avère qu'il a un oeil gauche tout bizarre, ce qui lui donne en certaines occasions une belle tronche de tueur... je vous laisse le soin de recoller vous-même les morceaux de la conclusion qui s'impose !
Mode digression OFF

Donc peut-être que le chien de mes parents à un nom banal, mais la raison de ce nom l'est beaucoup moins !

Tout ça pour dire Mr Pennac que Bill a souvent l'air très humain (bien plus humain qu'un parisien dans le métro en tout cas !) et pas seulement quand il pousse ! (quand cela arrive, il a seulement l'air ridicule...)
Parfois, il exprime de façon parfaite la convoitise, la gourmandise (d'autres parlent encore de goinfrerie).
Il n'empêche qu'en de nombreuses occasions, il démontre une certaine classe que ne renierai pas George Abitbol.
Il fait parfois sa tête de fou (et parfois même sa tête de fou flou, ce qui est carrément pas mal !). A ce propos, il sait même imiter Jack Nicholson dans The Shining de Stanley Kubrick : Here's Johnny !
A d'autres moments, c'est juste le questionnement métaphysique du "pourquoi moi ?" qui transparaît dans ses yeux canins...

Alors, convaincu Mr Pennac ?

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Dédicace spéciale à Folie Privée et à Buffy 'parle à mon cul' et Spike 'putain ketéconmonpov' !