Blog du photographe Richard Vantielcke

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Passage interdit

Dans l'imagerie traditionnelle, on parle souvent de "descente aux enfers".
Par contre avec cette photographie on aurait presque envie de braver l'interdit et de se précipiter dans cet abri sous-terrain, en sécurité dans la lumière...

[In the traditional imagery, we often talk about "descent into hell".
But with that photograph, we might want to defy the ban sign and rush into this underground shelter, full of light...
]
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Passage interdit (photographie urbaine)
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Note :
Short-exposure : Bwiti, photographe
3 raisons d'apprécier le travail du photographe Bwiti.

Portraits de nuit - interview dans Déclic photo n°55

Interview portraits de nuit - Déclicphoto - novembre 2009

Vous trouverez dans le numéro 55 de Déclic photo du mois de novembre un dossier consacré aux portraits de nuit avec une interview de votre serviteur (accompagné de deux autres photographes).
Le dossier est plutôt bien réalisé et fait la part belle à plusieurs de mes portraits de nuit.
Bref, je suis content :)

Interview Portraits de nuit - Déclicphoto p98-99   Interview Portraits de nuit - Déclicphoto p100-101
Interview Portraits de nuit - Déclicphoto p102-103   Interview Portraits de nuit - Déclicphoto p104-105
Interview Portraits de nuit - Déclicphoto p106-107   Interview Portraits de nuit - Déclicphoto p108-109
Interview Portraits de nuit - Déclicphoto p110-111    

N.B : Le plus simple reste tout de même d'acheter le magazine, disponible dans tous dans tous les bons kiosques de France :)

Introduction vidéo à mon univers photographique

Voilà plusieurs semaines que j'avais envie de me livrer à l'exercice de la réalisation d'une vidéo pour promouvoir mon travail photographique...
Une vidéo en forme de patchwork ultra speedé, une plongée dans mon univers photographique, réalisée avec les moyens du bord.

Je suis à moitié satisfait du résultat. En effet, je me suis heurté aux murs de mon incompétence (ah l'éternel décalage entre ce que l'on a en tête et ce que l'on peut faire) et aux limitations techniques de mon PC...
Mais le résultat reste regardable donc je diffuse, faute de mieux...

Je me suis rendu compte en cours de route que cette vidéo était un hommage direct au travail des génies de Pleix.
Les zooms et de-zooms sont directement inspirés par leur vidéo Netlag et le morceau de musique utilisé (Vitalic - Poney part 1) a été illustré par Pleix dans ce que je considère comme étant le meilleur clip jamais réalisé (Birds).

For several weeks, I wanted to realize a video to promote my photographic work... an ultra speed patchwork, a plunge into my world of images.
I'm not fully satisfied with the final result (my lack of editing abilities + technical limitations of my computer), but the result is "watchable" so I diffuse it anyway...

I realized along the way that this video was a direct homage to the work of the geniuses from Pleix. The zoom and un-zoom effects are inspired by their video "Netlag" and the piece of music (Vitalic - Poney part 1) was illustrated by Pleix in what I consider to be the best video clip ever made (Birds).

Prochaine étape, trouver une bande son libre de droit pour mettre cette vidéo sur Youtube, dailymotion etc...
Vous pouvez également visualiser cette vidéo directement à partir de la page Illustration photographique.

Next step, find a royalty free soundtrack to upload this video on Youtube, dailymotion etc ...
You can also view this video directly at the following page of my website : photo illustration (french only).

Concours de la plus belle photo ratée : les résultats

Les résultats du concours de la plus belle photo ratée

Le choix a été difficile, mais la photo ratée de Dine a ce petit quelque chose qui donne envie de croire qu'il n'y a rien d'accidentel dans le cadrage et le flou au premier plan !
Félicitations, tu as gagné une magnifique photo qui rendra jaloux tous tes amis et même tes proches ! :)

Voici le florilège des participations au concours de la plus belle photo ratée :

Photo ratée de Dine Photo ratée de Ronan Photo ratée de Eloise

Photo ratée de Lew Photo ratée de Tom Photo ratée de Aby

Photo ratée de Juliette et Remi

Merci à l'ensemble des participants !

Illustration photo : Tomber malade : un cri de l'âme ? - éditions JePublie (sortie septembre 2009)

Illustration photo : Tomber malade : un cri de l'âme ? - Hélène Sayen
La photographie Sous le ciel a été choisie par l'écrivain Hélène Sayen afin d'illustrer la première de couverture de son nouveau livre Tomber malade : un cri de l'âme ?

Je continue tant bien que mal à développer mon activité d'illustration photo pour les maisons d'édition (quelques initiatives "Youhouh, je suis là !" ici et ). Je tiens donc à remercier chaleureusement Hélène Sayen pour son choix.

Le site des éditions Jepublie
Le blog de l'écrivain Hélène Sayen

Grand concours de la plus belle photo ratée !

Grand concours de la plus belle photo ratée - quelle classe !

Lors d'une commande pour ma boutique photo, j'ai reçu deux tirages au lieu d'un seul. Il s'agit d'un format 30*45 mat de la photographie Microcosme.

Je vous propose de faire gagner ce tirage photo supplémentaire à l'internaute qui m'enverra sa "plus belle photo ratée" ! (je suis sûr que vous en avez des milliers qui traînent dans les entrailles de votre ordinateur).

Ma définition d'une belle photo ratée est la suivante :
"Une photographie techniquement loupée mais qui accroche néanmoins le regard pour une raison ou pour une autre" (oui c'est une définition volontairement ouverte...)

Merci d'envoyer vos contributions jusqu'au 16 septembre inclus à contact[AROBASE]ludimaginary.net
L'internaute qui m'aura envoyé la plus belle photo ratée gagnera le tirage papier !
Les plus belles contributions ratées seront publiées sur ce blog.

Le concours commence... MAINTENANT !

Edit du 10/09/09 : Une seule photographie par participant !

Bourse du talent n°38 - La métamorphose par le portrait

Bourse du talent n°38 - La métamorphose par le portrait

Cela fait maintenant deux ans que je laisse passer les bourses du talent (merci de ne pas rire, c'est sérieux cette histoire) sans y participer. Cette année, c'est armé d'une confiance folle que j'ai décidé de participer à la 38ème bourse du talent, catégorie portrait.

A cette occasion, j'ai réuni 15 portraits autour de la thématique de la métamorphose.
15 photographies réparties sur 3 ans qui illustrent une démarche inconsciente - au début tout du moins - de transformer le modèle photographié en quelqu'un d'autre, en quelque chose d'autre... grâce aux subterfuges de la photographie.

Pour voir les photographies sélectionnées, je vous invite à visiter la page métamorphose par le portrait.
Ne reste plus qu'à attendre le 15 juin pour savoir si je suis sélectionné avec 9 autres photographes, ceci avant le vote final du 25 juin.

N.B. : Un grand merci aux modèles, Vlad, Simon, Louis et la fantastique Mina !

[Armed with a crazy confidence, I have decided to participate to the 38th "Bourse du talent", portrait category.
On this occasion, I have selected 15 portraits on the theme of the metamorphosis.
15 photographs spread over 3 years, demonstrating an unconscious process - initially at least - to transform the photographed model into someone else, something else... thanks to photography tricks.
Visit the page "metamorphosis by the portrait" to watch the featured photographs.
]

Descente d'asphalte

Je continue ma descente dans les parkings sous-terrain parisien.
Un peu comme si j'avais appuyé sur le bouton pause pendant une session du jeu Wipeout...
... ou alors mon fantasme photographique de Goldorak sortant par la porte numéro 7 :)

[I continue my descent into underground parkings in Paris.
A print screen during the pause in a session of the game Wipeout ?
... or maybe my fantasy photo of UFO Robo Grendizer leaving through the gate number 7...
]
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Descente d'asphalte
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Note :
Short-exposure : Diane Varner
3 raisons d'apprécier le travail de la photographe Elena Kalis.

Note du 17/04/2009 :
J'ai soudain un gros doute...
En travaillant sur une nouvelle photographie, je suis retombé sur la version non trafiquée de la photo ci-dessus et qui donne ça :
Parking - version statique
Et finalement je me dis que je préfère cette version (cliquez sur la vignette pour la voir en grand format).
Vous en pensez quoi ? ... parce que là je sais plus :)

Light station

Pourquoi paraphraser lorsque c'est si bien dit...

"(...) Désormais, dans la plupart des grandes villes, nous pouvons passer notre vie sans jamais mettre un pied sur la terre : parkings, couloirs, bureaux, centres commerciaux. Nous n'habitons plus sur cette planète, nous en avons contruit une autre en lieu et place de la première. Le plus étonnant, c'est que ce monde hallucinant semble maintenant une évidence. L'idéologie qui le sous-tend a parfaitement fonctionné. En rendant "naturels" ces paysages, comme une nécéssité allant de soi, ils sont entrés dans notre inconscient collectif. (...)
Cédric Delsaux - Nous resterons sur terre.

[Paraphrasing is useless...

(...) At this point, in most large cities, we can go through life without ever putting a foot on earth : parking lots, corridors, offices, shopping centers. We no longer live on this planet, out of it we have constructed another in place of the first. The most astonishing thing is that hallucinatory world now seems real. The underlying ideology works perfectly well. In making these articicial landscapes "natural" like self-evident necessity, they have entered into our unconscious. (...)]
Cédric Delsaux - Here to stay.

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Light station
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Nobody Nowhere

La plage de Dunkerque, un vent qu'on peut qualifier de violent, le sable qui s'envole au ras du sol ; un spectacle qui m'a scotché les rétines des centaines de fois et que j'ai enfin capturé comme je le voulais...

[On the beach at Dunkerque, wind warning ! :)]
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Nobody Nowhere
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Note :
Short-exposure : Alex Prager
3 raisons d'apprécier le travail de la photographe Alex Prager

Ground control

Un décor urbain entre chien et loup, le grand angle et on se retrouve tout de suite sur une autre planète...

[An urban area at nightfall shot with wide-angle lens, and you are teletransported right away into another planet.]
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Ground control
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Note :
Short-exposure : Nicole Tran Ba Vang
3 raisons d'apprécier le travail de la photographe Nicole Tran Ba Vang

A l'ombre des ténèbres

Juste pour le plaisir de poster la dernière photographie de l'année 2008...

En plein jour, j'adore transformer les personnes autour de moi en ombres anonymes grâce au contre-jour.
Lorsque je fais des photos de nuit, je ne peux décidément pas m'empêcher de faire la même chose, cette fois-ci grâce aux lumières artificielles de Paris...

[Just for the fun to post the last photograph of year 2008...
In daylight, I love to transform people to anonymous shadows thanks to "contre-jour".
During the night, I can help myself to do exactly the same routine, thanks to artifial source of light of Paris...]
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A l'ombre des ténèbres
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Note : 3 raisons d'apprécier le travail du photographe Cédric Delsaux

Illustration photographique : La vie de personne de Giovanni Papini - éditions Allia (sortie janvier 2009)

La vie de personne de Giovanni Papini - éditions Allia
C'est avec une certaine émotion et un soupçon de fierté que je vous présente la couverture du livre La vie de Personne de Giovanni Papini, réalisée à partir de ma photographie Ombres englouties.

Un grand merci aux Editions Allia pour m'avoir fait confiance et notamment à Amélie pour la qualité et le sérieux de son relationnel lors de nos échanges.

Maintenant, j'espère que cette première expérience dans l'illustration photographique n'est que le début d'un processus que j'ai engagé petit à petit avec LudImaginary sans trop m'en rendre compte.
J'aime réaliser des photographies qui racontent une histoire et je ne vois pas plus belle utilisation possible de mon travail que celle d'illustrer un livre ou un roman.

Maintenant si vous travaillez dans une maison d'édition ou une agence d'illustration photographique, je vous invite à visiter mon portfolio et à prendre contact avec moi. Et toi blogueur, ami, ou "artiste" avec un pied dans le milieu, si tu as des conseils à me donner pour me faire connaître des bonnes personnes, des bonnes agences, et bien n'hésite pas à me laisser un commentaire.

Note : 3 raisons d'apprécier le travail de Benoit Paille...

Réflexion sur l'autoportrait

Je ne suis pas complètement satisfait du rendu de cette photographie, mais je suis content de ce qu'elle représente.
Une somme d'autres photographies, une continuité dans les thèmes et les obsessions qui alimentent mes travaux.
Une photo rassurante car tellement évidente pour moi, mais également effrayante car la peur de tourner en rond n'est jamais bien loin.

[This photograph contains all my themes / obsessions : the double, the mirror reflexion, the anonymity, the self-portrait. Comforting but a little bit frightening too.]
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Réflexion sur l'autoportrait
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The city

Photographie très classique de Paris La défense, prise depuis le toit de la grande Arche. Mais j'aime bien ces buildings qui "cadrent" la photographie sur les côtés.

[A very casual shot of Paris la Defense from the rooftop of the grande arche de la Défense. But I like those two buildings which create an artificial frame.]
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The city
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Note : Je vous invite à vous laisser troubler par cette série du photographe Phillip Toledano, intitulée Days with My Father.
Si vous voulez en savoir plus sur ce portfolio, je ne vais pas paraphraser l'excellent billet de Bien Bien Bien.

Note 2 : Couverture du Lonely planet London encounter guide, ça ne vous rappelle rien ? :)

Tate modern one

La Tate modern à Londres est un musée d'Art contemporain, établi dans une ancienne centrale électrique.
On arrive donc dans une sorte de hall énorme, bien difficile à englober dans sa totalité même avec le grand angle 10mm.
Un vrai décor de science fiction.

[The Tate Modern in London is a Modern Art museum, housed in a former power station.
The hall looks like a huge empty warehouse, quite difficult to photograph even with the 10mm lens.
A real science fiction movie set.
]

Tate modern one
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Note : 3 raisons d'apprécier le travail de Eric Magnat sur Short-exposure...

Archive room

Petit clin d'oeil au photographe Thomas Demand que j'ai découvert très récemment à la Tate Modern à Londres.
Ce photographe atypique crée de toute pièce un décor à l'échelle 1:1 à partir de papier et de carton. Il le photographie, puis le détruit.
Certaines de ces oeuvres comme Lichtung ont demandé plus de 3 semaines d'élaboration.

Voici donc un petit hommage à son travail avec une parodie de son cliché Archiv.
Dans mon cas, j'ai laissé mes collègues de travail semer le chaos dans les archives pendant 2 ans et j'ai immortalisé ce bordel statique.

[I discovered a few weeks ago at the Tate Modern in London the work of Thomas Demand. This photographer makes photographs of three-dimensional models look like real images of rooms and other spaces made from paper and cardboard. Some of his work takes more than three weeks to be designed.
This photograph is a little tribute to this photographer and a parody of his famous shot "Archiv".
But in my case, for two years I let my colleagues creating a huge mess in the archive room of my company and immortalize that with my camera.
]

Archive room
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Pirahna

Je me régale à la lecture d'un ouvrage sur la photographie : La photographie contemporaine par ceux qui la font (Thames & Hudson Éditions).
Enfin un livre qui se penche sur les motivations, les idées et sources d'inspiration de photographes contemporains de renommée internationale.

L'occasion amusante de se reconnaitre parfois dans les commentaires des interviewés, comme celui-ci en provenance de Garry Winogrand : "Photography is not about the thing photographed. It is about how that thing looks photographed." ou encore "I photograph to see what the world looks like in photographs.".
Alors j'ai décidé de voir à quoi ressemble une bouteille de crème lavante Sephora en plein soleil avec l'objectif macro ; une sorte d'oeuvre abstraite biomécanique à la H. R. Giger.

[I'm delighted by the reading of the book "Image makers, Image takers" (Thames & Hudson editions).
This book focus on ideas, sources of inspiration and motives of contemporary photographers.
Funny to read thoughts of photographers that reflect my actual work like comments from Garry Winogrand : "Photography is not about the thing photographed. It is about how that thing looks photographed." or "I photograph to see what the world looks like in photographs".
So I decide to see what a hand wash bootle from Sephora looks like in a photograph with macro lens...
It looks like a strange abstract biomechanical creature from H. R. Giger's universe.
]

Pirahna
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Air self-portrait

Il y a un certains temps, Sam m'avait dit en rigolant qu'il avait la tête toute tordue lorsqu'il prenait des photos...
Il est clair que plus d'une fois, je me suis également fait cette réflexion, surtout lorsque l'on garde ses lunettes comme moi.

De là est venue cette photo à laquelle s'ajoute cette envie de surréalisme avec ce reflet de miroir simulé et cet appareil photo invisible.
Pour parodier Magritte et malgré les artifices (ou plutôt l'absence d'artifices), ceci est un autoportrait.

[Some times ago, I realized that my face was all weard taking pictures with my camera... The fact I keep my glasses on doesn't help :)
That photograph comes from that thought. I also try to put some surrealism in it with that fake mirror reflexion and this invisible camera.
Magritte is in da house !
]

Air self-portrait
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Note : 3 raisons d'apprécier le travail de Dorothy-Shoes...

Ouroboros station

Je crois que je tiens un cas d'école sur l'importance, que dis-je, sur le caractère primordial du cadrage dans l'art de raconter une histoire avec une photographie.
J'en profite également pour illustrer le processus de création d'une image de A à Z.

Depuis la série Automatic consumption, je me rends bien compte qu'il y a un petit quelque chose à creuser sur l'utilisation de cet avatar/alter ego photographique, qui plus est lorsqu'il m'oblige simultanément à :

  • cadrer.
  • respecter un bon timing.
  • être l'élément premier du cadre.
  • ne pas me faire voler mon appareil pendant la prise de vue...

Une sorte de performance photographique totale (certains diront que c'est TOTALEMENT con :)

Bref, ce processus bien que lourdingue et profondément chaotique m'attire... déjà parce que j'ai toujours eu ce côté bricolo, ensuite car je n'ai pas à retranscrire à quelqu'un d'autre ce que j'ai en tête (surtout quand on se sait pas vraiment ce qu'on a en tête) et finalement parce que le résultat est souvent surprenant.

Me voilà donc sur le quai du métro avec tout mon attirail.
L'idée est de prendre une photo en exposition longue (environ 2 secondes) avec moi au centre du cadre et le métro qui passe en arrière plan.
J'espère ainsi obtenir un effet graphique de trame façon manga et une lumière intense pour faire ressortir ma silhouette.

Je me cache sous la caméra de surveillance histoire de ne pas être capté dans mes expérimentations par un agent de la RATP appliqué. Je règle le cadre, l'exposition, la focale, la mise au point... et j'attends mon premier métro.
Un regard au tableau d'affichage m'indique que le prochain arrive dans la minute, je l'entends déjà qui surgit là-bas. Je passe en mode retardateur sur 10 secondes, ce qui me permet de prendre la pose. Premier essai, la photo s'enclenche alors que le métro est encore à 100 mètres de moi...
Bon c'était juste pour s'échauffer.
Deuxième essai... pareil.
Troisième essai, j'ai enfin un morceau de métro mais ce n'est pas encore ça.
Quatrième essai, parfait ! Mais la photo est surexposée à mort.
Après un nouveau réglage de l'exposition, le cinquième essai est le bon.
Bref, 30 minutes pour en arriver à ça :)

Je rentre chez moi au pas de course pour me lancer dans ma partie préférée, la découverte et le bidouillage sur photoshop.
Ouroboros station, photo brute
Petite déception, le rendu est franchement pas terrible... le travail sur photoshop va être plus long que prévu...
On retravaille les couleurs, contrastes et niveaux, je gomme certains détails qui gâchent le cadre et j'ajoute la petite touche Riri avec mon "orton effect bidouille à deux balles".
Ouroboros station, plan large
Bon, c'est déjà plus dans l'esprit de ce que je voulais faire initialement, mais malgré toutes mes bidouilles, le rendu du visage ne me satisfait pas.

Vient alors la recherche d'un titre, un processus que je considère comme très important car il me permet de mettre des mots, un message sur un processus pour l'instant chaotique et inconscient...
Le métro, cette ligne continue, ce ton de couleur gris-vert... BAM, Matrix Revolutions me revient à l'esprit avec ce passage où Néo est bloqué dans le métro, métro qui symbolise la liaison entre le monde des humains et le monde des machines...
BAM, je pense à Ouroboros, le serpent qui se mord la queue et qui symbolise les idées de mouvement, de continuité, d'autofécondation, le début et la fin réunis, un éternel recommencement auquel s'ajoute l'union de deux principes opposés... le yin et le yang.
Ouroboros station, ça c'est du titre qui pète !

N'empêche que ce visage pas assez net me gâche mon cadre. Je commence alors mes expérimentations de cadrage en virant ce qui me gène.
Ouroboros station, plan serré
Visuellement, j'ai enfin un rendu satisfaisant. J'y trouve ce côté graphique, iconique que j'aime tant. Sauf que ce que l'image gagne dans la forme, elle le perd dans le fond. Avec ce cadrage serré, j'ai l'impression que l'image a perdu en ampleur...
Mais là il est 1 heure du matin, j'ai les yeux explosés et je vais dormir.
Le lendemain je montre les deux versions à ma chère et tendre qui comme moi accroche plus à la version cadre serré. N'empêche il y a toujours quelque chose qui cloche.

C'est alors que j'ai une conversation animé par mail avec Cali sur le sujet. A la question : quelle est ta version préférée ? Elle me répond :
"pour moi le plan large sans hésiter ! (...) parce que le plan coupé ne fonctionne pas comme ça.... On ne pige pas pourquoi la tête est en moins, ça ne raconte rien pour moi. Par contre si je veux être chiante, j'aime bien quand il y a un peu plus d'espace dans la direction du regard, ça agrandit le mouvement à mon sens.
Mais c'est plus classique comme procédé et ton perso au centre est original.
ce n'est que mon avis hein.
"

Ce n'est que son avis, mais dans le mail d'après elle me charcute mon image pour mettre en application son raisonnement :)
Voilà ce que ça donne :
Ouroboros station, format carré
La démonstration me cloue le bec, mais comme j'ai tout de même ma fierté, je refuse le plan carré et je fais disparaître la jambe droite pour accentuer le côté iconique de la silhouette.

Au final, et après plusieurs heures de gestation, je suis pleinement satisfait. Grâce à la découpe entre les deux jambes (Aie !), mon personnage est au centre d'un cadre imaginaire, et le tout est beaucoup plus graphique, presque cinématographique.
La forme et le fond, le yin et le yang enfin réconcilié... un éternel recommencement.

Ouroboros station
En grand sur LudImaginary

Note 1 : Un petit coup de pouce pour le site photo de Elli.
Une de mes photos (troubles) a été utilisée pour illustrer l'en tête du site.

Note 2 : Sorry, no translation in english for this post, I'm too lazy.
The main idea of the post was to retranscribe the main steps of a photograph from the shot to the post production and framing.
Hope you'll still enjoy it with the pictures :)

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