Note pour plus tard :
Faire une séance photo dans Paris avec une équipe de la télévision japonaise NHK qui vous épie dans vos moindres mouvements, c'est pas super évident :)
"Rien de ceci n'est bien neuf.
Les experts de la culture grecque antique disent que les gens à l’époque ne voyaient pas leurs pensées comme leur appartenant en propre.
Quand une pensée traversait l’esprit des Grecs de l’Antiquité, ils y voyaient un ordre que leur donnaient un dieu ou une déesse. Apollon leur disait d’être brave. Athéna leur disait de tomber amoureux.
Aujourd’hui, les gens entendent une publicité vantant des chips à la crème aigre et ils se précipitent pour les acheter, mais aujourd’hui, ils appellent ça le libre arbitre.
Les grecs de l'Antiquité, eux, au moins, se montraient honnêtes. (...)" Berçeuse - Chuck Palahniuk
["This isn't anything new.
Experts in ancient Greek culture say that people back then didn't see their thoughts as belonging to them. When ancient Greeks had a thought, it occurred to them as a god or goddess giving an order. Apollo was telling them to be brave. Athena was telling them to fall in love.
Now people hear a commercial for sour cream potato chips and rush out to buy, but now they call this free will.
At least the ancient Greeks were being honest. (...)" Lullaby - Chuck Palahniuk]
Une photographie à "rotation ludique" comme je les aime...
C'est vraiment le genre de photos où j'ai laissé libre cours à mon inconscient pendant la prise de vue (ah! les autres prises ridicules...) et même pendant la post-production.
Au final, je la trouve particulièrement évocatrice.
C'est sans doute pour cela que je l'ai offerte à Cali pour la célébration du début de sa 7e année de bêtises ouèbiennes ! :)
[A photograph with a rotation that makes sense...
It's that kind of unconscious photograph (during the shot and the post production) that delivers a real message... so evocative for my eyes.] Watch full size photo
Il faut croire que je suis d'humeur jouasse ces derniers temps avec mon appareil photo...
Après mes autoportraits déglingués du lundi matin, voici une photographie absurde sous la forme de blagounette surréaliste à la Magritte...
J'aime les lieux gigantesques et monolithiques qui transpirent la solitude ; les espaces vides, déserts, sans voir âme qui vive... j'aime 2001 l'Odyssée de l'espace.
De ce fait en tant que "photographe", je passe une grande partie de mon temps de prise de vue à attendre qu'un chieur sorte de mon cadre...
... et si justement je m'amusais à faire l'inverse... à attendre que le chieur en question soit en plein milieu de mon cadre pour déclencher :)
Un début de série peut-être...
[I love huge and monolithic places transpiring loneliness, empty spaces without a soul ... I like 2001: A Space Odyssey.
Therefore, I spend much of my shooting time waiting people to get out of my frame !
So maybe it can be funny to do exactly the opposite and wait the fucker to be right in the middle of my frame to trigger :)
Maybe the beginning of a series...
]
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La fin de l'histoire A bit like Alice avec la dernière photographie Road back to Kansas ?
Je tiens une fois de plus à remercier ma mini-muse Mina, pour son incommensurable patience et sa capacité à comprendre des directives étranges telles que : - Plus à gauche comme ça, et le pied, oui plus à droite... oui comme ça... tourne voir un tout petit peu sur toi vers le mur comme ça... c'est ça ne bouge plus !
- Tu peux te déporter sur ta droite... euh enfin ta droite dans le reflet du miroir... ton autre droite quoi !
- Oui tiens ton bras en l'air comme ça... oui comme si tu appelais ton reflet... enfin tu vois...
Bref, un super grand merci !
[The end of the story with the last photograph of the Series A bit like Alice: Road back to Kansas ?
I wish to thank once again my "mini-muse" Mina, for her boundless patience and great ability to understand strange directions such as :
- More on the left like that, and turn your foot to the right ... yes like that ... turn round a little bit toward the wall ... yeah like that ! Don't move right now !
- Deport yourself on your right ... euh your right in the reflection of the mirror ... well your other right!
- Yes, hold your arm up like this ... yes, as if you called your reflection ... you know...
To be short, thank you very much!
La suite de l'histoire A bit like Alice avec l'avant dernière photographie Through the looking glass.
Pour ceux qui n'ont rien compris : Précédemment dans A bit like Alice...
[Next photograph of the story with the Penultimate photograph of the series A bit like Alice: Follow the little black dress.
For those who don't understand a thing : Previously on A bit like Alice...]
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La suite de l'histoire A bit like Alice avec la photographie Through the looking glass (Photographie 5/7).
Pour ceux qui n'ont rien compris : Précédemment dans A bit like Alice...
La suite de l'histoire A bit like Alice avec la photographie Mirror, mirror... (Photographie 4/7)
Pour ceux qui n'ont rien compris : Précédemment dans A bit like Alice...
La suite de l'histoire A bit like Alice avec la photographie The strangest reflection (Photographie 3/7)
Pour ceux qui n'ont rien compris : Précédemment dans A bit like Alice...
La suite de l'histoire A bit like Alice avec la photographie Grey cement road.
Pour ceux qui n'ont rien compris : Précédemment dans A bit like Alice...
Note : Parce qu'encore 17% de mes visiteurs au mois d'août 2009 utilise cette merde de Internet explorer 6, j'ai décidé de mettre en place le script proposé par IE6nomore
L'origine de cette série est la découverte du travail du photographe Jaime Monfort.
C'est par la suite l'envie de promener Mina dans mes ambiances sous-terraines en brassant les influences de Alice au pays des merveilles et de Le magicien d'Oz.
Voici la première des 7 photographies qui composent cette série intitulée 'A bit like Alice..."
La suite de l'histoire très bientôt...
[The origin of this series is the discovery of the work of Jaime Monfort.
It comes also from my will to put Mina into a story with my underground atmospheres, taking inspiration from influences of Alice in Wonderland and The Wizard of Oz.
Here is the first of the 7 photographs that composed this series entitled "A bit like Alice..."
Next photograph of the story is coming real soon...]
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Après les zombies, un petit clin d'oeil au manga Akira de Katsuhiro Otomo, avec cette énième photographie dans mon parking sous-terrain.
Aucune préméditation lors de la prise de vue, c'est en jouant sur photoshop avec les clichés que cette image et son influence se sont imposées à moi...
[After zombies, an hommage to the manga Akira from Katsuhiro Otomo, with one more time, a photograph in my underground parking.
The shooting wasn't premeditated and it was during postproduction on photoshop that the main influence appears to me.] Watch full size photo
Note : Epic fail à la 38ème bourse du talent. Je n'ai pas passé les éliminatoires.
Je trouve que la musique du Play Him Off, Keyboard Cat est de circonstance :)
J'ai toujours aimé regarder les choses sous un autre angle.
Je n'y peux rien, c'est un automatisme chez moi... je vois quelque chose qui m'intéresse et automatiquement je commence à pencher la tête pour regarder autrement...
Alors oui, ça fait rire les gens mais bon :)
C'est donc très naturellement que je tente souvent l'expérience sur photoshop en jouant avec des rotations sur certains clichés.
Souvent ça ne donne rien, mais parfois le rendu est destabilisant et étrangement intriguant.
C'est ce que je ressens quand je regarde cette photographie... et comme j'ai appris à faire confiance à mes yeux (et au regard avisé de Cali), je publie tel quel...
[I always loved looking at things from another angle.
I can't help it, it is automatic... when I see something good looking I automatically began to bend my head to look "otherwise".
So yes, it makes people laugh about me but who cares :)
It is therefore quite natural for me trying to rotate frames on photoshop sometimes.
... and sometimes, the result is unsettling and strangely intriguing.
That's what I feel when I look at this photograph... and as I learned to trust my eyes, this is why I publish it like that !] Watch full size photo
Excusez-moi pour cette photographie supra geek, où l'on devine, plus que l'on ne voit.
A la fois un hommage vibrant aux films de zombies qui ont fait ma jeunesse et une quasi capture d'écran du jeu vidéo Silent Hill que j'affectionne énormément (voir cette photographie déjà inspirée par l'univers de ce jeu).
J'aime bien comment le grand angle déforme la silhouette pour lui donner des proportions un peu bizarres...
[Excuse me for this "über geek" photography.
It's a vibrant tribute to zombie movies of my youth and almost a screenshot of the video game Silent Hill (watch this first photograph already inspired by this game).
I like how the wide angle distorts the silhouette to get those strange proportions ...] Watch full size photo
Oh une nouvelle mise en scène de ma mort, comme c'est joyeux ! :)
Après la noyade, la crise cardiaque suite une prise de stupéfiants, voici ma mort suite à l'attaque d'un serial killer des parkings ou encore d'une entité monstrueuse qui se cache dans l'ombre...
N'ayez crainte pour ma santé mentale, je m'en vais soigner tout cela à Essaouira au Maroc pour une petite semaine...
Bonjour chez vous...
[Oh a new "mise-en-scene" of my death, so joyful ! :)
After drowning, heart attack following a drug overdose, here is my death from the attack of the parking lot serial killer or of a monstrous entity that lurks in the shadows ...
Do not worry for my mental health, I will treat this in Essaouira (Morocco) for a week ...
Be seeing you...] Watch full size photo
J'ai toujours été attiré par les longs couloirs aux perspectives lointaines.
Dans la forme, un couloir permet d'isoler parfaitement le sujet et de jouer à loisir avec la profondeur de champs.
Sur le fond, c'est un décor parfait pour aboutir à des photographies fortes, chargées de significations...
Et accessoirement, j'ai revu The Shining avec ses magnifiques plans séquence au ras du sol dans les couloirs de l'Overlook, à la poursuite du petit Danny.
Ce n'est pas Kubrick qui va me contredire sur la force évocatrice d'un couloir bien filmé/photographié...
[I've always been attracted by long corridors with great perspectives.
A corridor is a great location to isolate the subject well and to play with DoF in order to get meaningful, almost metaphorics photographs...
... and okay, I love the movie The Shining, so it is quiet obvious that Master Stanley Kubrick shows me how to photograph this mysterious corridor...] Watch full size photo
Le soleil brille, les oiseaux chantent et les fleurs sortent de terre !
Et pourtant, je décide de m'enterrer dans un parking innondé de lumières artificielles et de gaz d'échappement...
J'ai toujours trouvé les parkings sous-terrain fascinants, mystérieux et terriblement flippants et c'est sans doute pour cela qu'ils sont souvent le théâtre de scènes marquantes au Cinéma.
Des réminiscences de l'introduction du film Highlander - qui était un de mes films cultes à une période de ma vie où je mettais encore mes doigts dans mon nez - sont sans doute ma plus grande source d'inspiration de cette photographie.
[The sun is shining, birds are singing and flowers are growing out of the ground !
And yet, I decide to bury myself underground in a parking full of artificial lights and exhaust fumes ...
I have always found underground parkings fascinating, mysterious and incredibly frightening...
Recollection of the introduction of the movie Highlander are without doubt my greatest source of inspiration for this photograph.] Watch full size photo
Aller vers la lumière, mais à très grande vitesse !
Extrait audio tiré du "con comme la lune, mais tellement bon" La folle histoire de l'espace de Mel Brooks. - Prepare ship for light speed.
- No, no, no, light speed is too slow.
- Light speed, too slow?
- Yes, we're gonna have to go right to ludicrous speed.
[Go toward the Light... but at ludicrous speed !
Audio extract from the ludicrous "Spaceballs" directed by Mel Brooks] Watch full size photo
Sur cette photographie, j'ai poussé le côté fantasmagorique jusqu'au bout...
Bon, il y a peut-être un peu de photoshop par-ci par-là, mais c'était pour le bien du "cadre", je vous le jure monsieur le juge !
[Same beach, but I try to transform that shot in something more phantasmagorical... even if I have to go through photoshop processing...] Watch full size photo
Je ne sais pas trop pourquoi mais en travaillant sur cette photographie, j'avais sans cesse cette expression qui revenait dans ma tête : "Some things change, some others do not..."
A quoi ça rime ?
Je n'en sais trop rien :)
[Working on that photograph, this expression keeps coming back to my mind : "Some things change, some others do not..."
Go figure it out !] Watch full size photo
Que voulez-vous !
Quand vous avez vu 2001, l'odyssée de l'espace de Kubrick à l'âge de 10 ans, ça laisse des traces...
Dès que vous voyez un objectif photographique, un hublot ou tout autre forme circulaire, vous pensez systématiquement à HAL 9000. Lorsque vous entrez dans une pièce à dominante blanche, vous entendez dans un coin de votre tête Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss...
Alors quand j'entre dans un lavomatic, je ne vous dis pas dans quel état je suis :)
[I saw 2001: A Space Odyssey for the first time when I was ten. Now, everytime I see a circle form, I think of HAL 2009. Everytime I enter in an white room, I hear somewhere in my brain Thus Spoke Zarathustra from Richard Strauss...
Just imagine my state of mine when I get in a laundromat ! :) ] Watch full size photo
Je ne suis pas complètement satisfait du rendu de cette photographie, mais je suis content de ce qu'elle représente.
Une somme d'autres photographies, une continuité dans les thèmes et les obsessions qui alimentent mes travaux.
Une photo rassurante car tellement évidente pour moi, mais également effrayante car la peur de tourner en rond n'est jamais bien loin.
[This photograph contains all my themes / obsessions : the double, the mirror reflexion, the anonymity, the self-portrait. Comforting but a little bit frightening too.] Watch full size photo
Tous les matins lorsque je me lève, je m'assieds quelques secondes sur le matelas pour reprendre mes esprits après une nuit trop courte de plus.
Je fais alors face à ce reflet dans le miroir qui semble aussi peu réveillé que moi.
C'est cette vision du matin qui m'a inspiré cette photo et plus particulièrement ce cadrage minimaliste composé de ce personnage perdu dans un coin de l'espace et de cette ligne de fuite du plafond qui donne une dynamique à l'ensemble.
La thématique du miroir fait le reste.
[Every morning after a too short night of sleep, I have to cope with this reflexion in the mirror that seems as tired as me. This photograph and this particular frame come from that repetitive vision. I like this person lost in a side of the mirror and this vanishing point created by the ceiling.] Watch full size photo
Petit clin d'oeil au photographe Thomas Demand que j'ai découvert très récemment à la Tate Modern à Londres. Ce photographe atypique crée de toute pièce un décor à l'échelle 1:1 à partir de papier et de carton. Il le photographie, puis le détruit.
Certaines de ces oeuvres comme Lichtung ont demandé plus de 3 semaines d'élaboration.
Voici donc un petit hommage à son travail avec une parodie de son cliché Archiv.
Dans mon cas, j'ai laissé mes collègues de travail semer le chaos dans les archives pendant 2 ans et j'ai immortalisé ce bordel statique.
[I discovered a few weeks ago at the Tate Modern in London the work of Thomas Demand. This photographer makes photographs of three-dimensional models look like real images of rooms and other spaces made from paper and cardboard. Some of his work takes more than three weeks to be designed.
This photograph is a little tribute to this photographer and a parody of his famous shot "Archiv".
But in my case, for two years I let my colleagues creating a huge mess in the archive room of my company and immortalize that with my camera.]
Je découvre notre nouvel appartement comme le ferait un chien...
Non pas en marquant mon territoire d'un jet d'urine odorant, mais en découvrant les pièces une à une dans une sorte de douce contemplation (la truffe étant ici remplacée par l'appareil photo).
C'est donc armé de mon objectif macro que j'ai découvert dans les détails les plus infimes nos nouveaux rideaux, inondés de lumière.
Comme à chaque fois que j'essaye de faire du Prismes, j'obtiens quelque chose de radicalement différent :)
[I'm discovering my new flat like a dog (but my camera replaces the nose).
Here's the vision of my new curtains from the point of view of my macro lens.
I tried initially to get a Prismes photograph style, but as usual get something completely different at the end !]
Note : Pour ceux que ça intéressent, ceux qui ne suivent pas le fil RSS ou les internautes old school, vous pouvez désormais suivre l'actualité de LudImaginary grâce à sa newsletter.
Comme le suggérait mon dernier auto-portrait, le thème du miroir refait son apparition sur LudImaginary.
J'ai de nombreuses idées de photo avec ce miroir, faut il encore que je réussisse éclairer la scène correctement (le reflet dans le miroir n'aidant pas les choses).
[My last post suggested that The mirror theme was back in the place. I've got so many ideas with that mirror for future photographs, even if I've got to improve ligthning of the scene.]
Note 2 : Pour ceux que ça intéressent, ceux qui ne suivent pas le fil RSS ou les internautes old school, vous pouvez désormais suivre l'actualité de LudImaginary grâce à sa newsletter.
J'aime bien mixer plusieurs images ensemble et laisser photoshop me dicter ce que je dois faire.
Souvent ça ne donne rien, parfois j'obtiens quelque chose qui me parle (sans doute qu'à moi d'ailleurs :)
[I like to mix photographs with photoshop and play with layers to get something that teases me...
Un défilé de mode qui se transforme en film de science fiction à travers le prisme déformant de l'objectif.
[Through my camera lens, a fashion show becomes a Sci-fi movie.]
Je crois que je tiens un cas d'école sur l'importance, que dis-je, sur le caractère primordial du cadrage dans l'art de raconter une histoire avec une photographie.
J'en profite également pour illustrer le processus de création d'une image de A à Z.
Depuis la série Automatic consumption, je me rends bien compte qu'il y a un petit quelque chose à creuser sur l'utilisation de cet avatar/alter ego photographique, qui plus est lorsqu'il m'oblige simultanément à :
cadrer.
respecter un bon timing.
être l'élément premier du cadre.
ne pas me faire voler mon appareil pendant la prise de vue...
Une sorte de performance photographique totale (certains diront que c'est TOTALEMENT con :)
Bref, ce processus bien que lourdingue et profondément chaotique m'attire... déjà parce que j'ai toujours eu ce côté bricolo, ensuite car je n'ai pas à retranscrire à quelqu'un d'autre ce que j'ai en tête (surtout quand on se sait pas vraiment ce qu'on a en tête) et finalement parce que le résultat est souvent surprenant.
Me voilà donc sur le quai du métro avec tout mon attirail.
L'idée est de prendre une photo en exposition longue (environ 2 secondes) avec moi au centre du cadre et le métro qui passe en arrière plan.
J'espère ainsi obtenir un effet graphique de trame façon manga et une lumière intense pour faire ressortir ma silhouette.
Je me cache sous la caméra de surveillance histoire de ne pas être capté dans mes expérimentations par un agent de la RATP appliqué. Je règle le cadre, l'exposition, la focale, la mise au point... et j'attends mon premier métro.
Un regard au tableau d'affichage m'indique que le prochain arrive dans la minute, je l'entends déjà qui surgit là-bas. Je passe en mode retardateur sur 10 secondes, ce qui me permet de prendre la pose. Premier essai, la photo s'enclenche alors que le métro est encore à 100 mètres de moi...
Bon c'était juste pour s'échauffer.
Deuxième essai... pareil.
Troisième essai, j'ai enfin un morceau de métro mais ce n'est pas encore ça.
Quatrième essai, parfait ! Mais la photo est surexposée à mort.
Après un nouveau réglage de l'exposition, le cinquième essai est le bon.
Bref, 30 minutes pour en arriver à ça :)
Je rentre chez moi au pas de course pour me lancer dans ma partie préférée, la découverte et le bidouillage sur photoshop.
Petite déception, le rendu est franchement pas terrible... le travail sur photoshop va être plus long que prévu...
On retravaille les couleurs, contrastes et niveaux, je gomme certains détails qui gâchent le cadre et j'ajoute la petite touche Riri avec mon "orton effect bidouille à deux balles".
Bon, c'est déjà plus dans l'esprit de ce que je voulais faire initialement, mais malgré toutes mes bidouilles, le rendu du visage ne me satisfait pas.
Vient alors la recherche d'un titre, un processus que je considère comme très important car il me permet de mettre des mots, un message sur un processus pour l'instant chaotique et inconscient...
Le métro, cette ligne continue, ce ton de couleur gris-vert... BAM, Matrix Revolutions me revient à l'esprit avec ce passage où Néo est bloqué dans le métro, métro qui symbolise la liaison entre le monde des humains et le monde des machines...
BAM, je pense à Ouroboros, le serpent qui se mord la queue et qui symbolise les idées de mouvement, de continuité, d'autofécondation, le début et la fin réunis, un éternel recommencement auquel s'ajoute l'union de deux principes opposés... le yin et le yang.
Ouroboros station, ça c'est du titre qui pète !
N'empêche que ce visage pas assez net me gâche mon cadre. Je commence alors mes expérimentations de cadrage en virant ce qui me gène.
Visuellement, j'ai enfin un rendu satisfaisant. J'y trouve ce côté graphique, iconique que j'aime tant. Sauf que ce que l'image gagne dans la forme, elle le perd dans le fond. Avec ce cadrage serré, j'ai l'impression que l'image a perdu en ampleur...
Mais là il est 1 heure du matin, j'ai les yeux explosés et je vais dormir.
Le lendemain je montre les deux versions à ma chère et tendre qui comme moi accroche plus à la version cadre serré. N'empêche il y a toujours quelque chose qui cloche.
C'est alors que j'ai une conversation animé par mail avec Cali sur le sujet.
A la question : quelle est ta version préférée ? Elle me répond : "pour moi le plan large sans hésiter ! (...) parce que le plan coupé ne fonctionne pas comme ça.... On ne pige pas pourquoi la tête est en moins, ça ne raconte rien pour moi. Par contre si je veux être chiante, j'aime bien quand il y a un peu plus d'espace dans la direction du regard, ça agrandit le mouvement à mon sens. Mais c'est plus classique comme procédé et ton perso au centre est original.
ce n'est que mon avis hein."
Ce n'est que son avis, mais dans le mail d'après elle me charcute mon image pour mettre en application son raisonnement :) Voilà ce que ça donne :
La démonstration me cloue le bec, mais comme j'ai tout de même ma fierté, je refuse le plan carré et je fais disparaître la jambe droite pour accentuer le côté iconique de la silhouette.
Au final, et après plusieurs heures de gestation, je suis pleinement satisfait. Grâce à la découpe entre les deux jambes (Aie !), mon personnage est au centre d'un cadre imaginaire, et le tout est beaucoup plus graphique, presque cinématographique. La forme et le fond, le yin et le yang enfin réconcilié... un éternel recommencement.
Note 1 : Un petit coup de pouce pour le site photo de Elli.
Une de mes photos (troubles) a été utilisée pour illustrer l'en tête du site.
Note 2 : Sorry, no translation in english for this post, I'm too lazy.
The main idea of the post was to retranscribe the main steps of a photograph from the shot to the post production and framing.
Hope you'll still enjoy it with the pictures :)
Laissez moi vous exposer la gestation chaotique de cette image.
Depuis la série Automatic consumption, j'ai en tête la photo d'un cadavre reposant dans la rue avec une grosse étiquette de prix indiquant "Soldes : Tout doit disparaître !".
Oui, curieuse idée vous allez me dire...
C'est lors d'une réunion de travail dans un lieu franchement kitch, que je remarque la moquette qui recouvre le sol. Dotée de motifs particulièrement hypnotisants, j'en ai la tête qui tourne...
Par chance, j'ai mon appareil, mon pied et le 10-20mm avec et je profite de la pause déjeuner pour rester seul quelques instants dans la salle de réunion afin de mettre en scène ma mort...
Je vous laisse imaginer la scène de stress :)
Au début je voulais appeler la photo "tué par le kitch". Mais une fois sur photoshop, je m'amuse à faire une rotation de la zone de travail de 90% pour voir ce que ça donne et là c'est l'illumination :) Jouer avec ce corps inanimé, mais qui du fait de l'angle de la prise de vue semble soudain moins inanimé... vous suivez ? :)
Ensuite c'est quelques ajustements sur photoshop, notamment le changement de couleur du tapis, du vert qui pique les yeux au bleu désaturé.
et zoup.
Bien sûr, vous avez également le droit de vous poser la question sur le pourquoi de mon obsession à me prendre en photo en train d'étouffer, de me noyer et de mourir :)
J'aime de plus en plus cet alter ego photographique (Magritte inside).
Grosse prise de tête pour le cadrage sur cette photographie. Le quai du métro étant très étroit, j'ai dû photographier la scène au 10mm, d'où des déformations assez brutales. Après quelques jours de réflexion suite au premier rendu, j'ai décidé de resserrer le cadre en me disant qu'il n'est pas nécessaire de faire apparaître le panneau d'affichage complètement et qu'on le comprend implicitement le cadre.
J'aime le fond de cette image, mais le cliché a été pris trop à l'arrache pour que la forme suive.
Vous avez aimé Automatic consumption ?
Vous en voulez encore hein ?
Vous en voulez toujours plus...
Et bien je vous propose la nouvelle version XXL !
...
Sans danger si l'on se conforme au mode d'emploi.
Il y a des photographies qu'on a de cesse de remettre à plus tard.
Je suis passé devant cet automate une bonne centaine de fois et à chaque fois je me suis dit : "il y a quelque chose à faire ici..."
Un an et demi plus tard, de retour d'une séance de shooting à pied/au pied, je prends sur moi et décide de m'atteler à cette idée jamais concrétisée...
Je ne suis pas mécontent du résultat et bien content d'avoir laissé le temps au temps...
East Side Gallery est un des derniers tronçons restants du Mur de Berlin.
Long de 1,3 km, il a été peint par 118 artistes du monde entier.
Et pour m'y être cassé les dents à de nombreuses reprises (sans jeu de mot), un mur est sans doute une des choses les plus dures à prendre en photo !
C'est donc pour plusieurs raisons que j'apprécie celle-ci :
- Après une dizaine d'essais infructueux avec d'autres prises de vue, j'ai enfin réussi à obtenir un rendu pas trop moche (il faisait particulièrement gris et donc une lumière naturelle peu enclin à donner du piqué à l'image.)
- Je ne suis pas peu fier du titre trouvé.
- La rotation à 90° permet de proposer un diptyque en trompe l'oeil ; le petit Magritte qui est en moi apprécie.
Mais vous avez le droit de trouver ça moche :)